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A l’ère du tout numérique, le BIM (Building Information Modeling) est aujourd’hui une technique incontournable, qu’il faut impérativement maîtriser pour concevoir des ouvrages chaque jour plus complexes.

Convaincu de l’importance du BIM depuis plus de dix ans, setec apporte son regard et son expertise sur ce processus en pleine expansion et vise la place de leader sur le BIM infrastructure et exploitation.

Eole projet et existant

Bâtiment, ville, infrastructure, aujourd’hui rien n’échappe à la modélisation numérique. A la pointe de l’innovation, setec a rapidement su déceler l’importance capitale du BIM, qui permet de maîtriser toutes les étapes d’un projet, de sa conception à sa réalisation, en réunissant différents métiers et interfaces sur une même maquette numérique.

Véritable outil révolutionnaire dans la manière de travailler, le BIM offre un gain de temps et de coûts conséquents tout en ouvrant des perspectives d’avenir dans l’exploitation et la maintenance. setec, dans son approche dédiée à la recherche et à l’intégration des nouvelles techniques, s’est très rapidement intéressé au BIM pour concevoir des édifices complexes en raison de la multiplicité des interfaces et des équipements à gérer.

La Fondation Louis Vuitton, conçue par l’architecte Frank Gehry en fait partie. Véritable prouesse architecturale et technique, cet édifice hors norme demande des qualités de maîtrise d’ouvrage indéniables qu’a su apporter setec grâce à son expertise dans le BIM. L’agencement du corps principal du bâtiment composé de formes libres en façades opaques et « enveloppes vitrées » associé à une seconde enveloppe à 46 mètres de haut a nécessité impérativement la mise en place d’une plateforme collaborative pour faciliter les échanges entre chaque corps de métier.

Le BIM infrastructure et maintenance, un terrain d’avenir


Toutefois si le BIM est aujourd’hui utilisé fréquemment dans la conception et réalisation du bâtiment, il est encore en phase exploratoire dans les ouvrages d’infrastructure.

Face à ce terrain d’expérimentation, setec mise sur des groupes de recherche comme MINnD ou Mediaconstruct pour soutenir et développer le BIM infrastructure et ferroviaire. Un investissement payant comme le révèlent les derniers projets en date remportés par setec autour du Grand Paris Express notamment.

Gare de Brétigny (France)

Autre réalisation très complexe par le nombre d’intervenants sur le terrain, le nœud ferroviaire de Brétigny a bénéficié d’une réelle valeur ajoutée grâce au BIM.

« le BIM est une démarche intellectuelle avant d’être un outil » Hélène Maugueret, Directrice du développement – setec ferroviaire

 

« Nous étions une dizaine à travailler au même endroit à des moments différents. Il était absolument nécessaire de réaliser une maquette numérique pour visualiser l’ensemble », rapporte Hélène Maugueret, directrice du développement.

Outre « la gestion des interfaces, la plus value du BIM ferroviaire se manifeste dans le phasage des travaux », poursuit-elle. Mais s’il est un autre terrain d’expérimentation que setec développe avec conviction : c’est le BIM pour la maintenance, car il représente un véritable marché d’avenir, notamment avec la SNCF. En attendant la progressive ouverture de ce marché ferroviaire, setec als explore le BIM exploitation autour du projet pilote de l’autoroute A36, symbole d’une vraie réussite technique et humaine.

Assemblage des maquettes du tracé linéaire, des bassins, des ouvrages d’art et des équipements sur l’échangeur A36 – RN1019 de Sevenans (France)

L’objectif : prolonger les intérêts de la maquette BIM mise en œuvre dans la conception de cette infrastructure pour enregistrer les besoins de l’exploitant et planifier les futures opérations de maintenance.

Le BIM infrastructure, une technique sans cesse améliorée


Si le BIM est bien installé dans la modélisation numérique des bâtiments, il est encore en plein développement dans les projets d’infrastructure.

Guillaume Hervoches, expert BIM Manager chez setec tpi et Victor Morel, BIM Manager chez setec international analysent la place et l’évolution du BIM infra dans les projets en cours et à venir.

 

Guillaume HervochesGuillaume Hervoches

Expert BIM Manager – setec tpi

setec international utilise le processus BIM dans ses nombreux projets d’infrastructure. Quel est l’intérêt d’utiliser cette méthode dans l’élargissement de l’A57 à Toulon ou de la rocade d’Haguenau par exemple ?

Pour le projet d’Haguenau, c’était une volonté du client d’utiliser une maquette BIM. Son souhait était d’avoir un outil de présentation pour les riverains et les collectivités.

Malgré une modélisation tardive, la maquette BIM a pu mettre en évidence des problèmes d’interfaces des différents intervenants. Globalement, c’est cet aspect-là qui est intéressant dans le BIM. Pour l’A57, il y a eu deux maquettes BIM produites pendant les études. Cela a été très utile aux différents intervenants pour s’approprier et visualiser le projet notamment en réunion. La 3D à l’avantage de mettre immédiatement les problèmes en avant.

On sait que la phase d’exploitation d’un ouvrage représente 75% de son coût global. Alors que les gains dans le temps et financiers grâce au BIM sont évidents, pourquoi cette méthode rencontre-t-elle des réticences ?

On a un décalage d’environ 10 ans avec le BIM du bâtiment !

En bâtiment, nous avons une vraie culture du BIM : nous savons ce que ce processus peut apporter car des logiciels se sont développés et les formats d’échanges sont normalisés et universels. Dans le BIM infrastructure, par contre, tout cela n’existe pas vraiment. L’absence de logiciels complets et de format d’échanges de données, pose donc un vrai problème. Il faut également changer les habitudes de travail de chacun, ce qui n’est pas évident. Mais on essaie de s’investir et la direction de setec international est très intéressée par ce projet.

Quelles sont les difficultés de mise en œuvre du BIM ?

Il est difficile d’imposer le BIM. Il est préférable que la demande vienne des clients. Le coût est un frein.  Aujourd’hui, nos principaux clients savent ce qu’est le BIM. L’idée, c’est de leur donner la clé de la maquette en leur transmettant un seul fichier qui contient toutes les infos et qui pourra leur servir plus tard.

 

Victor MorelVictor Morel

BIM Manager – setec international

Vous avez travaillé sur la ligne 15 du Grand Paris Express en tant qu’expert BIM manager chez setec tpi. Le BIM a-t-il été une valeur ajoutée ?

Oui absolument. Du projeteur au client, tout le monde est gagnant. Un des avantages premiers évidents, c’est qu’on voit le projet. Auparavant les projeteurs travaillaient avec des outils de dessin. Désormais, ils travaillent sur des objets architectoniques : des dalles, des poteaux et des connexions entre les éléments. Par ailleurs en agglomérant les projets des autres disciplines, nous sommes plus réactifs dans les modifications qui sont apportées par les architectes et les besoins des corps d’états techniques.

En outre ces maquettes agglomérées vont servir d’outils de communication et de prises de décision. Avant nous avions des plans superposés et il fallait avoir une connaissance de la lecture des projets. Aujourd’hui, la compréhension des incidences d’une décision est à la portée de tout le monde.

Y-a-t-il une pédagogie à mettre en place auprès du client pour qu’il énonce clairement ses besoins en maquette numérique dès le départ du projet ?

Oui tout à fait ! Nous sommes à une étape de démarrage dans le management de projet en BIM. Il y a encore beaucoup de pédagogie à faire. Le BIM n’est pas juste une façon de faire les choses en interne, il faut le contractualiser. Ses technologies ont une grande marge d’évolution. Le sujet important, sur lequel tout le monde travaille aujourd’hui, c’est la maintenance et l’exploitation des projets après leur réalisation.

Quelle est l’implication de setec tpi dans le BIM ?

Sur le plan national setec tpi s’investit dans des groupes de recherche comme MINnD pour faire avancer les outils numériques et permettre de développer la spécialité du BIM infra. Aujourd’hui on utilise des objets de bâtiment pour faire de l’infra mais les objets sont un peu différents.

En BIM infra, il y a un important travail de défrichage à faire car l’enrichissement des données d’infrastructure en BIM représente un vrai marché d’avenir.